Centenaire de la Guerre

Chinois dans la Première Guerre mondiale

Par PATRICK VILTART, publié le mercredi 7 mai 2014 10:40 - Mis à jour le mercredi 7 mai 2014 13:31
Ouvriers chinois : 1914-18
 
Durant la première guerre mondiale, le besoin important de main d’œuvre est apparu comme essentiel au sein d’un conflit ayant une grande ampleur. La Chine vu comme un réservoir de main d’œuvre va alors intéresser les puissances coloniales et ces derniers vont recruter des travailleurs chinois en Janvier 1916 pour accomplir les tâches industrielles ou agricoles les plus pénibles, tous rassemblés dans le ''Chinese Labour Corps'' qui est une unité de travail. Ce recrutement va être basé sur un contrat de travail ; ayant pour point essentiel que les travailleurs chinois ne seront pas exposés aux dangers de la guerre ni à aucune sorte d’opération militaire. Entre 1916 et 1918, l’Angleterre engage ainsi près de 100 000 travailleurs qu’en à la France près de 38 000.
Cet insigne (ci-contre) du ''Chinese Labour Corps'' était le seul emblème porté par les ouvriers chinois.
 
Ainsi, les Chinois étaient employés dans les manufactures d’armes et de munitions, dans les constructions mécaniques ou aéronautiques ou encore le nettoyage des champs de batailles. De plus, ils travaillent dans les villes portuaires au chargement et au déchargement. Ils arrivent en France dans les pires conditions, mal adaptés certains ne pourront en survivre. Au creux de la curiosité, de la méfiance voire même de la crainte qu’ils attisaient, s’évaporaient de la xénophobie. Plongés au cœur d’une guerre atroce, le 23 mai 1918, terrorisés par un bombardement, certains s’enfuient d’un camp 
anglais, n’hésitant par à escalader les enceintes barbelées de leur camp. La plupart ne sont retrouvés que quelques jours plus tard, affamés, devenus à moitié fous.
 
En dépit de cela, les ouvriers chinois ont amenés un effort précieux et important à la première guerre
 
mondiale. Mais aussi au lendemain de la guerre, ils sont engagés au déminage et à l’inhumation des soldats tués.
 
La France reconnaîtra tardivement le rôle de ces travailleurs chinois.Une plaque
 
commémorative fut inaugurée le 11 novembre 1988 dans le XIIIe arrondissement de Paris, à la mémoire des ouvriers chinois et de leurs aides si grande de valeur et d’utilité. Elle rappelle le rôle et le courage de cette main d’œuvre chinoise venue de l’autre bout du globe pendant la première guerre mondiale.
 
Enfin, à Noyelles-sur-mer un cimetière est consacrés exclusivement aux chinois morts pour la France comme nous le montre ces images ci-dessous :
 
A.Z/F.ELK/G.O/Y.D